Far from the tar

I discovered the Ivory Coast in March 2012 and immediately fell under the spell of the country and its inhabitants. I went back three times, for orders or on a personal basis, pushing the adventure to neighbouring Togo and Benin
For a French person, Loin du tar is a title that smells of escape into nature, connoted in a positive way. For an Ivorian, it rather evokes the destitution of those who live far from the road, in a less expensive area, closer to the slums.
My photos try to synthesize these two visions, between reportage and landscape photography, with an aesthetic bias according to the subjects treated. From fishermen’s villages to coffee sorters, from voodoo rituals to street portraits, it is the everyday Africa that appears, the one that fights to survive, that tries to preserve its customs, its youth and its resources, that smiles at the foreigner.
For the scenography of the exhibition I propose first images treated in a stencil style, then a classic black and white which gradually gives way to more and more vivid colours.
This progression describes my sensations during my first steps on the spot, when the clichés fall, when the right distance is imposed, when the curiosity and benevolence of the inhabitants awaken in me a great recognition.

 

 

Loin du goudron

J’ai découvert la cote d’ivoire en mars 2012 et suis tombé immédiatement sous le charme du pays et de ses habitants. J’y suis retourné à trois reprises, pour des commandes ou à titre personnel, poussant l’aventure jusqu’au Togo et Benin voisins
Loin du goudron, pour un français, est un titre qui fleure bon l’évasion dans la nature, connotée de manière positive. Pour un ivoirien, cela évoque plutôt le dénuement de ceux qui habitent loin de la route, dans un quartier moins cher, plus près des bas fonds.
Mes photos tentent la synthèse de ces deux visions, entre le reportage et la photo de paysage, avec un parti pris esthétique selon les sujets traités. Des villages de pécheurs aux trieuses de café, des rituels vaudous aux portraits de rues, c’est l’Afrique de tous les jours qui apparait, celle qui se bat pour survivre, qui tente de préserver ses coutumes, sa jeunesse et ses ressources, qui sourit à l’étranger.
Pour la scénographie de l’exposition je propose des premières images traitées façon pochoirs puis un noir et blanc classique qui petit à petit laisse place aux couleurs, de plus en plus vives.
Cette progression décrit mes sensations durant mes premiers pas sur place, quand les clichés tombent, quand la bonne distance s’impose, quand la curiosité et la bienveillance des habitants éveille en moi une grande reconnaissance.

 

 

La vague

Grand-Bassam 2016

Les trois pécheurs

Assynie 2018

Le tumulte

Grand Bassam 2018

Le saut

Grand-Bassam 2011

Les pirogues

Assynie 2018

Les trieuses

Man 2018

La maison du tailleur

Grand-Bassam, 2016

Le mur aux photos bleues

Grand Bassam 2018

Karabougo

Route de Man, 2011

Mr Baba

Les dix huit Montagnes, 2018

L’homme sac

Man, 2018

Mr Patrice

Man, 2018

 

Les acrobates

Grand-Bassam, 2018

 

Les fillettes

Man 2018